mercredi 21 janvier 2009

Détruisons les symboles français et colonialistes !



Après l'arrestation de six jeunes militants de la Réunification à Nantes le 30 décembre, les perquisitions à l'aube chez leurs parents, plus de trente-six heures de garde à vue, des menaces policières sur les prévenus âgés de 18 à 23 ans, le collectif 44=Breizh ne peut que condamner les agissements autoritaires et répressifs des services de police français et des « Pays de la Loire® ». Nous rappelons qu'il ne leur est reproché que d'avoir jeté de la peinture et du coaltar sur des symboles de la région PdL® !

Les 6 jeunes sont militants ou proches de 44=Breizh. Entre fin août et début décembre 2008, le porte-parole de notre collectif a été convoqué et interrogé trois fois par la police sur des actes de dégradations anti-PdL. Plusieurs fois, les officiers de police ont laissé entendre que la région mettrait le paquet pour que cessent les barbouillages pro-réunification.

Nous rappelons que le président de la région PdL – Jacques Auxiette (P.S.) – avait lui-même cherché à criminaliser les militants du collectif 44=Breizh, lorsqu'en avril 2008 il avait accusé les jeunes qui s'étaient rassemblés devant une séance du Conseil Régional des Jeunes PdL, d'être venu « armés de couteaux », alors que la journée s'était très pacifiquement passée ! Dernièrement, il avait reproché aux policiers de Saint-Nazaire de ne pas avoir fait évacuer par la force un rassemblement pacifique organisé par 44=Breizh et Bretagne Réunie.

Nous rappelons qu'il y a maintenant un an, plusieurs membres du collectif ont postulé pour siéger au CRJ des Pays de la Loire, que tous ont été refusés, que nous nous sommes déplacés devant le CRJ et avons plusieurs fois rencontré les jeunes conseillers pour que cette institution censée nous représenter, prenne en compte le sujet de la Réunification. Le résultat a été un refus de la Région de toute prise en compte du problème de la partition bretonne, même par un organe symbolique comme le CRJ.

Tous les exemples récents nous montrent que c'est la région PdL qui ferme les portes de l'unité à la Bretagne, qui méprise depuis plus de trente ans l'avis des conseils élus et des habitants du Pays nantais et de la Bretagne dans son ensemble. Nous comprenons et nous légitimons complètement la jeunesse qui, exaspérée par le caractère antidémocratique des PdL, lutte sans violence contre ses symboles, bombes de peinture et ampoules de coaltar dans les mains !

Nous appelons évidemment tous les membres et les organisations de la société civile à soutenir les 6 de Nantes en écrivant à 44=Breizh.

Nous appelons à organiser leur soutien lors d'une Réunion publique le samedi 10 janvier à 14 heures, maison des associations, au 21 quai Baco à Nantes.

Nous appelons à une manifestation de soutien le samedi 31 janvier à Nantes à14 heures, place de Bretagne, et le plus grand nombre à se déplacer le jeudi 12 février à 13 heures devant le tribunal de Nantes pour soutenir les 6 jeunes inculpés.

Pour les soutenir juridiquement, vous pouvez dès maintenant envoyer des dons à Skoazell Vreizh, ainsi qu'à Reuz ar Vro au 41 quai Malakoff 44000 Naoned/Nantes pour financer leur campagne de soutien et recouvrir les éventuelles – mais lourdes – amendes qu'ils encourent. ■

http://44breizh.blogspot.com/

dimanche 18 janvier 2009

Solidarité avec le peuple palestinien


Emgann-MGI tient à s'associer à ceux et celles qui condamnent la nouvelle agression Israélienne contre le peuple Palestinien. Nous invitons nos militants et sympathisants à s'associer aux initiatives de solidarité avec le peuple palestinien. Toutefois nous ne saurions cautionner que ces justes manifestations d'indignation et exigeant l'arrêt des bombardements servent ici en Bretagne à la promotion d'un quelconque fondamentalisme religieux. Nous nous étonnons que certains groupes politiques de gauche ne trouvent rien à redire au fait de co§signer des textes avec des groupes faisant la promotion d'une confession et d'une vision religieuse du conflit israélo-palestinien ou encore de nationalisme d'États ne reconnaissant pas le droit à l'autodétermination pour d'autres peuples sur leurs propre sol.

De même prétendre soutenir le peuple palestinien emmuré et bombardé et taire la situation faites à Georges Ibrahim Abdallah militant communiste Libanais incarcéré depuis un quart de siècle par la France en raison de son engagement au coté du peuple palestinien dans la résistance nous semble peu cohérent. Alors même que ce dernier, libérable depuis fort longtemps, est maintenu en détention du propre aveu de la police française non plus en raison de sa responsabilité dans des actions militaires mais en raison de ce qu'il représente.

Les groupes politiques se réclamant du droit à l'autodétermination nationale des peuples opprimés et de la justice sociale se doivent de faire entendre la voix de ceux et celles qui en Palestine ont comme perspective une vision non-confessionnelle du conflit.

C'est pourquoi nous ferons connaître autour de nous les positions de la gauche palestinienne (notamment du FPLP) qui sont continuellement minorées et ignorées malgré leurs pertinences et le courage de ses animateurs et leaders qui tels Ahmad Sa'adat secrétaire général et député du Front Populaire de Libération de la Palestine a été condamné à 30 ans de prison le 25 décembre dernier par un tribunal militaire israélien (siégeant sur une base militaire à Ramallah) pour son rôle de dirigeant de cette organisation. Dans les mobilisations pour la Palestine, exigeons :

- L'arrêt immédiat des bombardements sur Gaza et le retrait des troupes Israéliennes :

- La remise en liberté de tous les prisonniers palestiniens :

- La remise en liberté immédiate par la France de Georges Ibrahim Abdallah ;

- Le retrait du FPLP de la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.