
Les élections qui viennent de se dérouler dans la partie sud du Pays Basque, actuellement occupée militairement par les forces armées du pseudo “État démocratique espagnol”, nous donnent l’occasion de faire le point sur ce que vit le peuple basque actuellement et sur son combat pour la liberté et le socialisme.
Ce pays est toujours divisé par la volonté des États espagnols et français : trois provinces (Gipuzkoa, Bizkaia et Alaba) sont regroupés dans la Communauté Autonome d’Euskadi, qui a été créée en 1977 par l’État espagnol et ses alliés objectifs du PNV (Parti Nationaliste Basque, centre-droit autonomiste) pour donner l’illusion au Peuple Basque de sa maîtrise sur son destin et en dépit du fait que celui-ci se soit abstenu à plus de 50% lors du référendum sur la question de la création de cette Communauté Autonome. La provine de Nafarroa, elle aussi sous domination espagnole, est séparée du reste du Pays Basque administrativement ; quand aux trois provinces du nord, l’Iparralde, leur existence même est niée par l’occupant français et la langue basque y est constamment combattue.
Les combattants de la liberté basques subissent toujours une répression très forte : 604 d’entres eux sont toujours emprisonnés, dont la majorité en France (152) et en Espagne (452), éloignés volontairement par ces Etats à plusieurs centaines voire milliers de kilomètres de leur pays ; de nombreuses manifestations sont interdites ; les arrestations sont régulières et se soldent presque automatiquement par une mise au secret de plusieurs jours à Madrid ou à Paris et l’utilisation de la torture sur les détenus ; des journaux ou des sites internets sont tour à tour fermés par le pouvoir. Des disparitions mystérieuses de militants ont été signalées il y a quelques mois, et les réfugiés politiques et les clandestins, basques se comptent par milliers dans le monde.
La trêve déclarée par l’ETA militaire au printemps 2006, n’a pas freiné la couronne et le gouvernement fascistes espagnols dans leur campagne d’interdictions de partis, de tortures, d’emprisonnements sur des bases politiques et de dispersion systématique des prisonniers – campagnes soutenues parfois activement par l’Etat français et ses alliés de l’OTAN
Un autre aspect de la répression politique que subit le Pays Basque nous amène aux élections qui viennent de se dérouler dans l’Etat espagnol : déjà en 2001, Batasuna, parti de la gauche indépendantiste, avait été interdit ; cette fois-çi, c’est EAE-ANV (Eusko Abertzale Ekintza, Action Nationaliste Basque), parti historique luttant lui aussi pour l’indépendance et le socialisme et ce depuis 1930, qui s’est vu interdire certaines de ses listes, et comme par hasard dans certains des fiefs de la gauche indépendantiste. Malgré cela, le nombre de votes en sa faveur a progressé, contrairement à celui des fascistes du PP (Partido Popular, proche de l’UMP) et du PNV, caution basque de ce parti post-franquiste. Les listes d’ANV ont obtenues près de 180.000 voix, dont la moitié ont été annulées pour cause d’illégalisation. C’est sans compter sur les voix obtenues par d’autres partis de la “gauche indépendantiste” (EA) ou par des coalitions dites “nationalistes” (Nafarroa Bai), au nombre de 150.000 environ. Les indépendantistes socialistes recueillent donc plus de voix que le PSE, parti prétenduement “socialiste” espagnol (environ 314.000 voix) ou que les post-franquistes du PP ou de l’UPN (environ 292.000 voix). Mais à cause des illégalisations,le peuple basque reste muselé et sous la botte fasciste espagnoles qui, 30 ans après la pseudo “transition démocratique espagnole” qui a remplacé le général Franco par le roi Juan Carlos, continuent leur oeuvre de mort dans ce pays qui ne demande que deux choses, comme viennent de le prouver les dernières élections : l’indépendance et le socialisme.
GORA EUSKAL HERRI ASKATUTA ! BEVET EUSKAL HERRIA DIEUB !
KENGRED GANT AR BRIZONIDI BOLITIKEL EUSKARAT !
BORROKA DA BIDE BAKARRA ! AR STOURM ZO AN HENT NEMETAÑ !"
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